12 November 2008

murmure bataillé


pour moi, le monde est très compliqué.
de temps en temps, je suis insomniaque.
comme ce soir/matin.
j'ai fait un long voyage immaginatif et je n'ai pas dormi.
peut-être, j'était perdu. je ne peux pas m'en empêcher. je ne peux plus.
pour toi, mon cher fantôme, ta vie est très simplifié. pourtant toi seul me comprends.
tu viens, tu pars, sans bruit, sans sonorité, sans mots.
tu ne tolérais pas le désobéissance.
je ne te crois pas.
tu demande un autorité absolu. tu me demande confiance.
-je n'ai plus rien à faire avec toi. je vais repartir.
-ne pars pas. je te fais ma amoureuse.
-mais tu ne connaire ni le sens de l'amour, ni la définition de l'amour.
-d'accord. je te donne mon cɶur. voici pour toi.

mais je ne vois pas un cɶur à sang chaud.

-Ton cɶur? il n'est pas à toi. il n'est pas chez toi. tu n'a pas ton cɶur plus. tu te rappelle? tu le vendais au diable.
-alors, tu regrettes me connaître?
-si. et non. je ne dis pas ça. je t'aimais. mais je ne t'aime plus. je pense.
-et pourquoi pas? pourquoi tout a changé comme ça? on n'est pas bien ici?
-hem...parce que tu n'a pas le cɶur, le courage, et tu as peur pour le soleil. hem...car... non seulement, tu es le créature de la nuit, du noir. tu étais le raison que mon cɶur qui ne battait plus.
-alors, si tu ne m'aimes plus, pourquoi tu bredouilles toi?

et je pleure. sans raison. en silence.

je pleure jusqu'au matin quand le fantôme part, sans m'avoir dit adieu.

au bord de l'insanité, je ne suis pas sûre si j'aille dormir et si j'aille rêver.